Fin de semaine au Carnaval de Québec

Le weekend dernier, j’ai profité de l’invitation d’Emilie et Nicolas pour aller voir la ville de Québec et son carnaval. Seulement 2 h 30 de route au nord de Montréal.

C’était pour moi la triple occasion de découvrir : 1) une ville issue de la colonisation de l’Amérique du Nord, 2) un festival québécois très réputé et 3) un froid de cygne (le canard n’est pas assez balèze pour décrire ce froid là). 

1. Québec City

Comme je l’ai déjà évoqué (ou pas, je sais plus), Montréal est une ville nord-américaine par excellence. A tel point qu’en centre ville, on a souvent l’impression d’être au Etats-Unis. Aller à Québec a été pour moi la première étape revigorante de mon voyage au Canada.

Pourquoi revigorante ? Comme moi, je pense que la plupart des habitants du vieux continent, l’Europe, sont fascinés par les buildings et la construction des villes champignons du nouveau monde occidental. Seulement, comme à Sydney ou Melbourne, les rues carrées et sans âme de Montréal manquent de charme. Et ce plaisir de se balader dans des avenues, boulevards, rues, ruelles et venelles (pas les impasses, c’est des salopes) pleines de charme n’est que très rare dans de telles villes.

A Québec en recvanche, on retrouve ce plaisir. Bien sûr, en bon touriste que je suis, j’ai pris grand soin de me contenter de visiter la vieille ville et la ville basse, avec leurs rues piétonnes et pavées et avec leur architecture coloniale assez typique. N’empêche, force est de reconnaître que la silhouette de la ville, surmontée par le Château de Frontenac et encadrée de fortifications et de remparts, a de la gueule ! Sans compter la troublante ressemblance avec Saint-Malo. Et en bonus de la visite : le paysage extraordinaire du Saint-Laurent gelé et de ses rives givrée

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Les crêperies, le point Godwin de la restauration.

Un dernier détail a également été très marquant : la présence de la langue française. A Montréal, le ratio anglais/français est estimé à environ 50/50. A Québec, il frise le 90/10, si ce n’est plus.

2. Le Carnaval de Québec

Il est grand. Il est large. Il est tout blanc.

Avec sa tuque rouge et sa ceinture fléchée (élément du costume traditionnel québécois), avec sa colonne de boutons noirs sur son abdomen, avec ses deux orbites sombres et avec son sourire surfait de clown maléfique, il est le symbole du Carnaval de Québec.

A la fois bonhomme de neige et mascotte vivante, il est connu sous le patronyme aussi original que son accoutrement de « Bonhomme ».

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Bonhomme est adulé par les Québécois.

Les Québécois vénèrent Bonhomme car il est une de leur plus grande fierté. Il est le Carnaval de Québec.

Le Carnaval de Québec est le plus grand carnaval d’hiver du monde. Il est aussi le troisième plus grand carnaval tout court du monde (après Rio et La Nouvelles-Orléans). Les visiteurs du Carnaval de Québec sont estimés à environ 1 million. En 2011, j’ai fait partie de ce million.

Le Carnaval est né en 1894 et a évolué au fil des décennies. Interrompu pendant la première guerre mondiale, pendant la grande dépression de 1929, puis pendant la deuxième guerre mondiale, il renaît en 1954 avec la création de Bonhomme. Depuis, les Québécois ne se sentent plus pisser.

Pendant les weekends du Carnaval, les animations emplissent la ville de Québec. Des animations super intéressantes (concours international de sculpture sur neige, courses de chiens de traîneaux, courses de canot sur le fleuve gelé, collecte de sang…), des animations un peu chelous (courses de tacots, bains de neige, toboggans de glace, le Palais de glace de Bonhomme) et d’autres complètement con (surboums au Palais, bal de Bonhomme, brunch de Bonhomme, déjeuner des chefs d’entreprise, déjeuner western…).

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3. Le froid

Avec l’humidité qui émane du Saint-Laurent, on se les pèle sa mère à Québec. Autour de -15°C, ressentis à -25 ! Un froid tel que pour te faire une sucette, tu coules du sirop d’érable chaud (113°C et des brouettes) sur la neige, puis tu roules le tout autour d’un petit bâton de bois. Et si tu espères le bouffer chaud t’as plutôt intérêt à te magner. Ça s’appelle la tire d’érable et les Québécois raffolent de ce truc.

Heureusement, une compensation existe : dans la chaîne de restauration rapide Harvey’s où nous sommes allé manger le samedi soir, des promos sont calées sur les températures extérieures. Il faisait – 16°C, j’ai eu ma poutine et mon hot dog avec -16% !

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Bwaaaaaaah !

 

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