Hot-dog mon amour

J’arrivais à New York pour la première fois. Le genre de ville où tu sais pas par quoi commencer. Déjà, en sortant de la gare, je savais pas si je devais sauter dans un métro pour trouver mon appart ou déambuler en ville avec ma grosse valise comme un touriste. Mais comme on arrivait sur les 21 heures, que la nuit commençait à dangereusement s’infiltrer entre les buildings, et que je n’avais pas dormi depuis 24 heures, je décidai de commencer par poser mes valises et pieuter un peu.

Douze heures plus tard (bon okay, quinze heures plus tard), j’étais de nouveau au cœur de Manhattan. Et ce n’est qu’après avoir pris la difficile décision de baisser la tête et de regarder devant moi en marchant que j’ai vécu mon premier vrai truc de new-yorkais (bon okay, de touriste). Avec le recul, je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. Il y en a tous les deux, trois coins de rues. Impossible de passer à côté : la ville regorge de maisonnettes à hot-dogs. De petits stands roulants, bien souvent tenus par des Pakistanais ou autres immigrés d’Asie centrale, dont la sur-représentativité te donne inévitablement l’impression de ne rien avoir avalé depuis trois jours. Ainsi, comme un an et demi plus tôt à Montréal, mon premier vrai souvenir de New York restera de la (mal)bouffe.

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Faut reconnaître que c’est vachement tentant…

A en croire leurs gueules sur les affiches, un seul de ces sandwiches aurait dû suffire à 1) me rassasier pour une semaine et 2) me faire oublier les plus incroyables douceurs de la gastronomie française, galette complète œuf miroir en tête. Résultat : j’ai été moins surpris de bouffer un pauvre sandwich tiède avec une saucisse dégueue et de la sauce apparemment périmée que d’avoir cru, une fois de plus, que ce repas allait changer ma vie.

Ah, il m’a manqué, le sandwich australien du Steyne, qu’on dégommait avec Fanchou en six bouchées pour finir nos soirées particulièrement arrosées ordinaires ! Quand bien même, mon premier en-cas new-yorkais n’était finalement pas assez cher (6$ avec le coca, les vaches) pour que j’en oublie à quel point il était dégueu. L’opération fut donc répétée, chaque semaine, lorsque pris d’un petit creux je croisais l’une de ses baraques à hot-dog. En me faisant à chaque fois la promesse de ne plus jamais y succomber.

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Mec, ça c’est du hot-dog !
© Fanchou

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