True New Yorker

Bien sûr, le but de ma venue à New York n’était pas (uniquement) d’établir un classement des meilleurs hot-dogs de la ville. C’est désormais devenu la principale raison de mes voyages : j’étais là pour un stage. Cette fois-ci, à French Morning, un site d’information en ligne et en français. Du haut du 21e et avant-dernier étage d’un immeuble presque trop petit pour faire croire qu’il habite vraiment à Manhattan, j’écrivais, face à un mur insipide (la vue du 21e, c’est pas pour les stagiaires) des articles sur la culture et l’actualité américano-francophone/phile/çaise. Mes moments préférés : les revues de presse, ou comment réaliser que la presse américaine tombe autant dans les clichés sur la France que la presse française dans ceux sur les Etats-Unis.

vie-NYC

Ma vie new-yorkaise vue de l’Empire State Building.

Travailler en plein cœur de Manhattan, c’est finalement beaucoup plus facile qu’on le croit. A la manière des rues, dont la géométrie parfaitement régulière fait qu’il est (presque) impossible de se perdre, la vie new-yorkaise s’assimile dès les premiers jours. La mienne combinait pourtant pas mal ce qu’il me restait de ma vie française tout court, à savoir : « pas l’temps pour un p’tit-déj, je me douche et hop ! »

Heureusement, l’un des avantages de New York est que le petit-déjeuner n’a pas d’heure. Le weekend, c’est brunch jusqu’à 18 heures si t’as envie. Et en semaine, c’est breakfast ambulant. Le grand truc des Américains ! Un mode de vie que je n’ai pas mis longtemps à comprendre et qui m’a vite fait gagné mon statut de 100% New Yorker. Tous les jours ou presque, en sortant du métro à Grand Central (ZE gare de NY, si ce n’est du pays), je me chopais un petit café noir, aka boisson chaude de 40cl sans vraiment de goût, et un muffin que j’allais gentiment dévorer en arrivant au travail. Parfois, quand j’étais guilleret ou que je me sentais hypoglycémique, je me prenais même un petit jus d’orange. Sur les 400 mètres qui séparaient la gare de mon bureau, je me souviens d’une dizaine d’endroits où acheter mon petit-déjeuner, à toute heure de la journée. Et après une semaine, j’avais déjà repéré le café le moins cher et le meilleur muffin. En prenant très vite cette habitude, je devenais donc un vrai new-yorkais : le genre de mec qui ne monte jamais dans son premier ascenseur de la journée sans un café bouillant dans une main et un petit sac de bouffe dans l’autre.

grand-central

Ze gare.

Mais dans mon enthousiasme, j’en oubliais que mes reflexes de Français me trahissaient. D’abord, les vrais new-yorkais prennent des cafés d’un litre avec tout un tas de conneries dedans, entre autres un kilo de sucre et un bidon de lait. A côté de ça, j’avais mon « petit » café noir de 40 cl. Ensuite, les vrais New-yorkais ne mangent pas de muffins au chocolat, mais des bagels au saumon. Pas d’bol, je sucre pas le café mais je mange pas salé le matin pour autant. Enfin, les VRAIS New-yorkais vont à Starbucks. Et moi, comme un rebelle, j’allais là où c’était meilleur et moins cher : chez Tim Hortons. Qui plus est, une chaîne canadienne…

TH-cups

Extra small = triple café allongé. © pub de Tim Hortons

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s