12 years a slave, la réussite d’un film coton

C’est l’histoire d’un renoi qui vit bien posé à New York avec sa famille il est musicien et il réussit plutôt chouettement jusqu’à ce qu’un jour il se fasse kidnapper par des enculés salauds qui l’expédient dans les champs de coton en Géorgie (pas le pays, crétin) et le réduisent en esclavage comme ça sans négocier. Bref, sa vie, d’un coup, devient coton. (lol)

RÉALISATION – 8/10

Toujours au plus près du personnage principal, on a constamment le sentiment d’être avec lui dans sa galère. Angoisse, peur, colère, haine, joie ou soulagement, tout ce qu’il ressent, on le ressent.

Les personnages sont définis à la perfection. Du commerçant sans cœur au charpentier héros, en passant par l’esclavagiste sans foi ni loi et à sa femme complètement folle, à l’esclavagiste sentimental et au gamin hystérique qui ne veut que croquer du black, tout l’univers de l’esclavagisme y passe (enfin j’imagine). De même chez les esclaves, entre les soumis, les révoltés, les opportunistes, les désespérés, les résignés. On regrette que quelques persos n’aient pas été creusés un peu plus, mais l’ensemble est parfaitement au service de l’histoire.

Et puis une mise en scène au millimètre, des passages grandioses, des plans de ouf malade, dont certains bien trop longs, dommage.

Bémol quand même : le film est censé durer douze ans, à une vache près, et on le ressent moyen. Douze ans ou trois mois ce serait quasiment la même chose. Sauf à la toute fin que je trouve un peu trop larmoyante, mais encore une fois, c’est au service de l’histoire.

SCÉNARIO – 9/10

Hyper poignant. Mais le sujet s’y prête. Sorti d’un bouquin racontant l’histoire vraie du type. Si le gars a pas gagné le Goncourt avec ça, il s’est bien fait baisé.

Pas trop de chialage ambiant, les quelques moments larmoyants ne sont pas exagérés. Au contraire même, ils sont plutôt utiles.

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CASTING – 9/10

Un bon paquet de grands noms, une impressionnante petite nouvelle. Pas la moindre fausse note. Aucune exception : la mise en scène et tous les acteurs sont parfaits. Ma préférée c’est Sarah Paulson en nana d’esclavagiste psychopathe, mais faut dire que son perso, complètement timbré, en tient une sacré couche.

TECHNIQUE – 9/10

Les décors et costumes mettent direct dans l’ambiance. Les images sont superbes et renforcent les quelques scènes déjà grandioses évoquées là haut. Le son est précis. La bande originale est dosée. Bref, la classe.

BONUS (0)

MALUS (0)

Total : 35/40

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And the Oscar goes to…

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