La grande aventure Lego, un film sans égal

C’est l’histoire d’un petit Lego sans histoire, un peu con et complètement insipide, qui se fait recruter par la résistance et doit soudainement sauver le monde des Lego parce que tout le monde pense que c’est un putain de génie. Bref, il peut rire jaune.

RÉALISATION – 8/10

Wow. Energique et drôle ! Pas un seul instant de répit. Ça démarre très fort, de quoi mettre directement dans l’ambiance. Puis les plans s’enchaînent, les décors aussi. Les rythmes s’alternent et les (nombreuses) surprises tombent toujours au bon moment. Le déroulé parfait… jusqu’à la fin [SPOILER MAIS J’M’EN BRANLE] et l’arrivée des humains – inutile selon moi car on avait deviné leur présence depuis longtemps. Les quelques minutes niaisouilles entre le fiston et son papa sont extrêmement agaçantes mais sont rattrapées par une chute magistrale.

SCÉNARIO – 8/10

Un méchant sans foi ni loi avec une arme super puissante. Un héros naïf qui n’en est pas un. Le bien contre le mal, toussa. Très classique, mais très efficace.

Le grand point fort de l’histoire, c’est la critique réussie d’un monde uniformisé où la créativité n’a pas sa place. L’autre grand point fort de l’histoire, c’est son panel de personnages. Batman, Gandalf, Superman, astronaute des années 1980, petit poney qui chie des arcs-en-ciel ou encore Shaquille O’Neal. Monstrueux.

Le gigantissime point fort de l’histoire, c’est son imagination. Tout le long du film, tu te sens dans la caboche d’un mioche qui se lance dans un scénario impossible et complètement dingue avec des Lego. Absolument énorme ! Retour en enfance garanti. L’autre gigantissime point fort de l’histoire c’est que c’est super drôle, de bout en bout.

L’énorme point faible de l’histoire, c’est l’apparition des humains. Dommage, car on sentait assez leur présence pour se passer de les voir. Ou à la limite une parenthèse furtive, le temps de faire le parallèle méchant-gentil / papa-fiston.

CASTING – 9/10

Will Ferrel, Liam Neeson, Morgan Freeman. Pas besoin d’en dire plus. Ah si : en guest stars, Shaquille O’Neal dans le rôle de Shaquille O’Neal et Billy Dee Williams dans le rôle de… Lando Calrissian. A croire que le mec ne sera jamais connu que pour ça.

Et si la partie « réelle » est relou, le doublage de la partie animation est incroyablement bien maîtrisé.

TECHNIQUE – 10/10

Réalisé en stop motion ! Les gus ont utilisé quinze millions de pièces de Lego pour ce film. Le tout servi par des effets spéciaux bien gérés, notamment pour les visages, et une bande son super travaillée. Avec une chanson originale vraiment trop bien.

BONUS (+2)

« Rest in pieces ». Pour l’un des meilleurs jeux de mots ever.

MALUS (-8)

Donc, on parle d’un film d’une heure quarante EXCLUSIVEMENT consacré aux Lego. Pourquoi, mais pourquoi y insérer un insupportable dialogue promotionnel entre le papa et son connard de gosse (« – Mais c’est un jouet ! – C’est aussi un jouet pour les adultes – La boîte a dit de 8 à 14 ans. – C’est indicatif, j’y joue s’y je veux enculé, tiens, une tatanne dans ta gueule ça t’apprendra à parler comme ça à ton père, je te jure les jeunes d’aujourd’hui quelle bande de tarlouzes »).

En gros, les mecs se créent le monopole d’un long métrage et réussissent à y insérer de la pub. Gerbant.

TOTAL : 29/40

LEGO2

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2 réflexions sur “La grande aventure Lego, un film sans égal

  1. Pingback: Classement ciné : février 2014 | El Cojano

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