La promesse de Robb

C’est l’histoire d’un jeune ingénieur qui tombe amoureux de la femme de son patron et qui OH PUTAIN C’EST ROBB STARK !

RÉALISATION – 6/10

C’est donc l’histoire d’un jeune ingénieur nommé assistant personnel de son patron souffrant. Il s’installe dans sa grande maison de bourgeois, où il tombe amoureux de sa femme. Et elle aussi. La pute.

La réussite du film : faire monter la tension entre deux personnages dont l’amour naissant doit être caché, même à eux-mêmes. Doucement. Très doucement. Méga doucement. Au rythme où n’avance pas l’histoire, c’est même assez miraculeux que la tension résiste et se renforce. Et pourtant elle est bien là, et même un macho sans cœur comme moi n’attendait qu’une chose. « Mais roulez vous une pelle putain ! »

En cause : une mise en scène cool et une attention aux détails, comme la caresse d’un doigt ou un sourire prononcé qui appuient de plus en plus cette relation ambiguë et renforcent la complicité entre les personnages.

Mais comme ça ne peut pas durer, Robb Stark est envoyé au Mexique pour se faire oublier des Lannister le boulot. Mais juste avant de son retour, deux ans plus tard, et ses retrouvailles torrides avec sa meuf qui n’est pas sa meuf, un gars tue un empereur en Autriche-Hongrie et l’Europe entre en guerre. Pas d’bol. (Oui parce que ça se passe il y a cent ans).

Pour s’accrocher et tenir le coup, la tension mute et ce n’est pas l’amour impossible qui devient le sujet mais la distance et le retour du King in the North. Ça fonctionne alors que je sais très bien qu’il va revenir, j’ai lu le bouquin.critique-une-promesse-3

– Bonjour Harry, tu as bien changé.
– Toi aussi, Jon Snow.

SCÉNARIO – 7/10

Inspiré de la nouvelle Le voyage dans le passé de Stefan Zweig. L’adaptation est assez fidèle, même si la majeure partie du film se concentre sur l’avant Mexique, quand le jeune ingénieur vit chez son patron et se demande comment envoyer des textos en douce à sa dulcinée. Une partie qui ne prend que deux pages dans le bouquin, qui lui se concentre plus longuement sur la distance et les retrouvailles.

Les libertés et ajouts sont sympas mais pas tous indispensables. En tout cas ils ne choquent pas. Sauf la fin : si la scène finale de la nouvelle est adaptée à l’identique à l’écran, Patrice Leconte ajoute deux lignes et termine son film sur une note totalement différente de celle du bouquin. Bien ou mal ? Je pense personnellement que c’est bien joué.

CASTING – 7/10

La mise en scène et les dialogues servent à merveille les acteurs principaux. Alan Rickman est très fort, comme d’habitude, Rebacca Hall est magnifique et aussi belle et charmante et jolie et en plus elle joue bien. Richard Madden est un peu plat, mais comment lui en vouloir ? Il doit subir le contre coup de l’épisode 9, saison 3. Sans doute pas le meilleur choix pour le rôle cela dit.

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Le sexe en 1912 :
« Oh oui, caresse moi la fleur ».

TECHNIQUE – 6/10

Costumes, décors et musique sont absolument au top.
Le montage et l’abus de plans fuyants / fondus au noir entre les scènes ne le sont pas du tout.

BONUS (+4)

Beaucoup plus efficace que Titanic pour te donner envie de tomber amoureux en 1912.

MALUS (-2)

L’histoire se passe en Allemagne, pourquoi diantre engager des acteurs anglais ?

TOTAL – 28/40

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Bon allez, action ou vérité ?

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2 réflexions sur “La promesse de Robb

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