Libre et assoupi. Rien + rien + pas grand-chose + rien = ?

C’est l’histoire d’un mec qui ne fait rien. Ça s’annonce mal.

RÉALISATION – 4/10

Rien. Enfin, pas rien-rien, mais pas grand-chose. Le plus clair de l’action se passe dans un appartement parisien, parfois dans la rue, parfois dans d’autres endroits (dans le bureau du conseiller RSA, dans une cuisine, dans un musée, ce genre de truc…) mais peu importe le lieu de l’action, tout reste plat, classique. Paradoxalement, le réalisateur rend une copie plutôt propre. Où est le problème alors ? A part pour quelques génies comme Coluche, les frères Coen ou Thibault dans Top Chef, il est très compliqué de mettre du rien en valeur.

La preuve, les moments les mieux foutus sont ceux des meilleurs gags.
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Et y a aussi des scènes qu’on ne comprend pas très bien…

SCÉNARIO – 4/10

C’est donc l’histoire d’un type qui ne fait rien. Un tout jeune trentenaire qui, alors qu’il comptait prendre une année sabbatique pépouze chez papa/maman au fin fond de la Bretagne, est prié à coup de pompe dans le cul de rallier la capitale (pas Rennes, l’autre, au nord-est) (oui, NORD-est). Objectif : commencer à faire un truc de ta vie, merde, t’as quand même un doctorat (gros paradoxe du scénario, soit dit en passant).

Mais plutôt que de raconter l’histoire d’un mec qui va à Paris pour commencer à faire un truc nouveau, on raconte l’histoire d’un mec qui va à Paris ne rien faire, aimer ne rien faire, continuer de ne rien faire et surtout ne pas vouloir s’arrêter de ne rien faire.
Il ne fait tellement rien, et on comprend tellement vite qu’il ne va pas en branler une du film que l’histoire de sa triste vie sert en réalité de liaison entre les gags. Le film est en effet plutôt drôle, car rythmé de gags et de vannes vraiment bien trouvés et bien écrits. C’est même carrément fendard parfois.

Mais même si les principaux pièges d’une bouze à la française sont évités (le gars ne finit pas écrivain alors qu’il est doué ; il ne couche pas avec sa coloc alors qu’elle est amoureuse de lui) (vue la complexité du scénario ce n’est pas un spoiler), c’est un film un peu chiant.
Et ça ne suffit pas pour avoir la moyenne. Scénario : 1 ; Gags : 3.

CASTING – 4/10

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Et en plus il fait péter les crêpes et le cidre. BG.

Engager des mauvais acteurs, c’est une chose, mais leur filer des dialogues tous pourris en prime, c’en est une autre. On n’y croit pas à un instant. Je suis assez déçu de Baptiste Lecaplain et Charlotte Lebon, que je pensais meilleurs que ça. A mon avis les lacunes de mises en scène et les dialogues approximatifs ne les ont pas aidés à sortir quelque chose de correct.

Par ailleurs, sur quelques passages, le réalisateur semble avoir laissé ses acteurs improviser un peu. Mauvaise idée (voir Malus).

Et, tout à coup, Denis Podalydès entre en scène. Serein. Classe. Pleine maîtrise. On sent la différence. Et on comprend tout de suite qu’écrire « de la Comédie Française » dans le générique apporte réellement quelque chose.

TECHNIQUE – 5/10

L’avantage c’est que mettre en forme l’histoire d’un type qui ne fait rien ne demande pas une grande virtuosité.

BONUS ()

MALUS (-3)

« Les gars, je sors ce soir, vous m’accompagnez ? »
« Ah non, pas ce soir, y a foot. »
« Ah ouais ? C’est la Ligue des Champions ? »
« Ouais, t’aimes bien ? »
« Ben… euh… OUAIS ! J’adore ! »

TOTAL : 14/40

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