Daubezilla

C’est l’histoire d’une baston entre Godzilla, un méchant dinosaure qui vit au fond de l’eau et se nourrit de radioactivité, et deux monstres préhistoriques, qui se nourrissent aussi de radioactivité, qui dégénère et qui détruit des villes et des humains.

RÉALISATION – 1/10

Wow ! A voir ce film, en penserait que le réalisateur a été payé un million par cliché. Partout, partout des clichés, du déjà vu, du vieux, du pourri, du dépassé. Rien de nouveau, rien de surprenant. Rien d’effrayant, alors qu’on parle quand même de trois méchants dinosaures, dont un qui vole et les deux autres qui font 150 mètres de haut, qui se mettent sur la gueule au milieu de San Francisco. Aucune émotion. Une perte de temps.

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Le seul truc qui fait peur dans cette scène, c’est une mouette (true story).

SCÉNARIO – 0/10

L’art d’écrire un mauvais blockbuster :

  • Un personnage principal militaire et orphelin
  • Un défunt papa scientifique qui sentait bien qu’un truc ne tournait pas rond
  • Des monstres, qui se trouvent toujours au même endroit que le héros (comme par hasard)
  • Des visages d’enfant et de chiens en danger
  • Plein de militaires partout qui obéissent aveuglément aux ordres de haut gradés
  • Des hauts gradés qui n’écoutent pas les conseils des scientifiques
  • Des scientifiques fascinés par les créatures
  • Des grosses villes américaines et leurs buildings
  • Des scènes de bataille entre monstres qui se passent exclusivement de nuit et sous l’orage, alors que pendant tout le reste du film il fait trop beau
  • Pas de sang (c’est vrai que personne ne se fait manger ni écraser par des buildings)
  • Pas de nichons

Mélanger le tout, laisser reposer et obtenir une bonne grosse bouze.

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Ça, c’est le doigt du méchant monstre.

CASTING – 1/10

J’ai rarement vu autant d’acteurs surjouer en même temps.
J’ai aussi rarement vu autant d’acteurs plus inexpressifs que Keanu Reeves en même temps.
Deux extrêmes, aucune justesse.

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Comment exprimer quelque chose avec son visage ?
Réponse : avoir des rides.

TECHNIQUE – 8/10

C’est ce qui sauve le film, ce qui fait qu’il sort au cinéma et pas sur une sombre chaîne câblée américaine, puis dans 4 ans sur une sombre chaîne câblée française (disons NT1) : son budget. Des décors imposants qui explosent avec un certain sens artistique (même si parfois un peu lourd) et des effets spéciaux bien bluffants. Les moyens ont été mis pour faire une chouette œuvre visuelle (même si, encore une fois, la 3D, bof) qui malheureusement n’a pas le recul et la force nécessaire à en faire un téléfilm potable.

BONUS (+5)

J’ai envie de croire que les producteurs ont laissé une minute d’expression à l’équipe artistique et que ça a donné cette scène absolument magique du saut en parachute. Les couleurs, le cadrage, le son, la musique, le scénario, le rythme, tout dans cette scène, cette courte scène, est génial. C’est bête à dire, mais ça vaudrait presque le coup de se taper les deux autres heures de soupe de navet rien que pour voir ça sur un écran géant.

Mais sinon elle est presque en intégralité dans la bande annonce, donc bon…

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MALUS (-3)

Donc les mecs ils ont compris que les créatures se nourrissent de radioactivité.
Ils ont compris qu’elles sont attirées et se déplacent vers des sources de radioactivité.
Ils ont compris qu’ils doivent protéger les populations avant tout.
Et donc, ils se promènent avec des méga bombes atomiques à côté de San Francisco. Normal.

Ils auraient dû les balancer direct dans le désert, ça m’aurait évité de perdre deux heures.

TOTAL : 12/40

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