Festival du Bout du Monde, jour 2 (1/2)

Chroniques d’un festivalier au Bout du Monde

Samedi, partie 1.

Réveil matinal. Un à un, des visages endoloris émergent des tentes. Leurs propriétaires s’étirent en appuyant fort sur leurs reins avant de rejoindre ceux qui sont déjà installés sur la paillasse centrale. La plupart tourne à l’eau ou au jus de fruit. Fanchou et Aurel ont une bière à la main.

festival du bout du monde camping

« Bière ou café ? » © Fanchou

Durée du sommeil : insatisfaisant.

Toute la nuit, un abruti du campement d’à côté a hurlé moult conneries régulièrement entrecoupées d’élégants « j’encule les voisins ! ». Au petit matin, quand enfin il s’est tu, un groupe de résistants s’est assis non loin pour chanter le même refrain insupportable jusqu’à ce qu’on monnaie leur silence en échange d’une canette dont ils n’avaient manifestement pas besoin.

Il y a du café à vendre près du camping 2. Mais la queue est méga longue. A la place, j’achète le Ouest France pour faire genre je m’intéresse à l’actualité alors que seule la compo de l’EAG contre Paris pour le Trophée des Champions me préoccupe réellement. En rentrant, je passe voir les cousins. Cousine 1 est levée, Cousin lit Harry Potter. Cousine 2 réagit à la douce voix de son cousin patriarche et sort de la tente qu’elle partage avec sa pote Caroline. Quand celle-ci se lève un peu plus tard, nous l’accueillons en chœur d’un bruyant « Caca Courouline ! » et éclatons de rire, plus en réaction à notre infaillible humour familial qu’à la mine déconfite de la pauvre Caroline. J’aime bien mes cousins.

Crozon plage

Je sais faire léviter un ballon © Fanny

De retour au campement, c’est enfin l’heure de l’apéro. Sauf pour Fanchou et Aurel qui danseraient bien la chenille autour du camping si seulement ils n’avaient pas ce pack à terminer. Il fait beau, et une dizaine d’entre nous partons à la plage. Malgré une eau froide et un sable trop mouillé au gout d’Olivia, nous nous baignons et jouons à la balle. Même D-Dey la Toulousaine et Steph la Calédonienne ont bravé les températures de la mer d’Iroise. Warrior. Je crame du dos. Aurel met sa perruque. Lui et Fanchou s’amusent avec notre patience en étalant la totalité de leur répertoire de chansons françaises. Je crame du torse. Le cubi de rosé pamp’ se vide pépouze. J’explique à qui veut bien l’entendre que les coups de soleil que je suis en train de me ramasser consisteront dans quelques jours en un parfait bronzage de BG. Les citations de Dikkenek fusent de tous les côtés, surtout de celui d’Aurel.

« T’es épilée, t’es pas épilée ; t’as des copines, t’as pas de copines »
devient le slogan officiel du festival du Bout du Monde 2014.

Crozon plage Festival du Bout du Monde

« Rosé avec ou sans sable ? » © D-Dey

PINK MARTINI

Premier demi-concert de la journée. On a encore trop traîné et on se retrouve de nouveau au niveau de la sono.

Pink Martini au Festival du Bout du Monde 2014

© Alexandre Péan – An Tour Tan

Musique – 7/10

Le son est très sympa. Mais comme Goran, sans surprise. Enfin c’est toujours bien pour commencer une nouvelle journée de musica.

Ambiance – 5/10

On était loin, mais je me souviens que Pat’ a flashé sur la robe de la chanteuse. C’était posé. Tranquille, wesh.

De mémoire il me semble qu’on a vu qu’un pauvre quart d’heure du concert, alors je le note pas.

Total : non noté / 20

Pink Martini Festival du Bout du Monde

© Alexandre Péan – An Tour Tan

IBRAHIM MAALOUF – PARTIE 1*

Ibrahim Maalouf, c’est le premier de mes trois concerts immanquables. Aucune déception : c’était monstrueux.

Ibrahim Maalouf Festival du Bout du Monde 2014

© Jeanne Moré

Musique  10/10

Un grand moment. C’est la première fois que je le voyais sur scène et ça n’a été qu’un enchaînement d’émotions. Partie d’un jeu musical entre Ibrahim Maalouf et trois autres trompettistes, la performance est montée en puissance avec le reste du groupe jusqu’à devenir la parfaite fusion du jazz et du rock, avec une légère touche orientale. Le rêve. La musique était tellement géniale qu’il m’était impossible d’arrêter de gigoter. Un peu comme sous l’emprise d’une demi-douzaine de vodka Redbull, mais en mieux. En prime, le grand Ibrahim a offert une standing ovation à Youenn Le Cam, son trompettiste breton (pays de chauvins).

Ibrahim Maalouf au Festival du Bout du Monde 2014

A gauche, la silhouette bretonne de Youenn Le Cam © Jeanne Moré

Ambiance  10/10

Le gars est heureux d’être sur scène et ça se voit. Il est heureux de jouer avec ses musicos et ça se sent. Il a su faire tomber la frontière entre public et artistes en moins d’un demi-morceau. Trois quarts d’heure passés sur un nuage et/ou dans une autre dimension (je ne suis pas sûr encore).

Starring The Hound © Sylvain Bernier

Starring The Hound © Sylvain Bernier

Fait marquant du concert 

Avant de quitter la scène, Ibrahim Maalouf annonce une deuxième partie différente de la première et garnie d’une chiée de surprises. Je décide alors de ne pas alterner les concerts comme je pensais le faire au début mais de voir mes immanquables deux fois. Et je ne suis pas le seul.

vieillie-réac

Même que si on n’a pas vu tous les concerts, c’est parce qu’on est jeune et qu’on a « la jambe légère »

Total : 20/20

 

* Pour caser tout le monde dans la programmation, les concerts sur les deux petites scènes se jouent en même temps. La chouette idée de ce festival, c’est de faire passer les artistes qui jouent sur les petites scènes deux fois, afin de permettre au public de voir un maximum de groupes.

(Photo une : © Jeanne Moré)

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