La dernière chemise de Times Square

Je marchais vers Times Square. Comme un dingue. Si vite que ça me flinguait les jambiers antérieurs. Et j’accélérais encore, comme si je méritais la douleur. Je méritais cette douleur. Me foutre en retard, le jour de mon retour en France, pour une pauvre chemise à carreaux.

Taste of New York #7

New York est tout. Ville antique, ville moderne, ville planétaire, ville du Moyen Age, ville de l’âge de fer, ville d’horreur, ville de beauté, ville de solitude, ville d’extase. Tout cela, ce sont des facettes de la même ville-monstre. Il y a tout à New York. A New York, j’ai ressenti l’extase du tout. Et…

La godasse de secours

Le tire-bouchon ne figure pas dans la liste des outils essentiels du parfait globe-trotter. Une bien belle erreur. Avoir une chaussure (idéalement deux) est, en revanche, chaudement recommandé dans les meilleurs guides de voyages. Heureusement, car si un tire-bouchon ne remplacera jamais une chaussure dans sa fonction principale, une godasse, même moche, peut sauver n’importe qu’elle…

Taste of New York #6

Le ciel de New York est beau parce que les gratte-ciel le repoussent très loin au-dessus de nos têtes. Solitaire et pur comme une bête sauvage, il monte la garde et veille sur la cité. » Jean-Paul Sartre, « New York, ville coloniale« , Situation III (1949)

Taste of New York #5

New York, c’est une ville debout. Elle ne se pâmait pas, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur. » Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit (1932)

Giselle ma belle

New York fait partie de ces endroits qui donnent l’impression que ce qu’il s’y passe ne pourrait pas arriver ailleurs. « Only in NYC », quoi. Exemple vécu : se faire draguer par une top-modèle vénézuélienne en plastique.

Central Park

Droit, fier. Rectangle parfaitement régulier et imperturbable de 800 mètres de large et quatre kilomètres de long. 341 hectares de vert, de blanc, de gris ou d’orangé selon les saisons. Pause bienveillante de verdure dans un océan de gratte-ciels. Murmure de la nature dans une réalité en béton. 

Taste of New York #4

New York était un espace inépuisable, un labyrinthe de pas infinis, et, aussi loin qu’il allât et quelle que fût la connaissance qu’il eût de ses quartiers et de ses rues, elle lui donnait toujours la sensation qu’il était perdu. Perdu non seulement dans la cité, mais tout autant en lui-même. » Paul Auster, Trilogie…

Livin’ in da Bronx

Dans tout voyage, l’une des premières questions à régler, après celle du stage et du billet d’avion, c’est le logement. Car l’Homme, grosse feignasse qu’il est, n’a pas l’esprit tranquille tant qu’il ne sait pas où il va passer la nuit. Comme d’hab’ ou presque, j’ai finalisé cette question trois heures avant mon départ.

Taste of New York #3

C’est bizarre que ce soit si dur se loger dans un endroit où le président s’appelle Barack. » Kev Adams (Oui, j’ai mis une citation de Kev Adams sur mon blog) (Et oui, j’ai honte) (Un peu)

True New Yorker

Bien sûr, le but de ma venue à New York n’était pas (uniquement) d’établir un classement des meilleurs hot-dogs de la ville. C’est désormais devenu la principale raison de mes voyages : j’étais là pour un stage.

Taste of New York #2

Il faut plusieurs mois pour comprendre la grandeur délayée d’humidité de Londres ; il faut plusieurs semaines pour subir le charme sec de Paris, mais faites vous mener au centre de Brooklyn Bridge, au crépuscule, et en quinze secondes vous aurez compris New York. » Paul Morand, New York (1930)

Hot-dog mon amour

J’arrivais à New York pour la première fois. Le genre de ville où tu sais pas par quoi commencer. Déjà, en sortant de la gare, je savais pas si je devais sauter dans un métro pour trouver mon appart ou déambuler en ville avec ma grosse valise comme un touriste.

Taste of New York #1

Je ne sais plus d’où je viens et je m’en fous. J’ai faim de choses grasses. J’ai soif de choses fortes. J’ai envie de me promener torse nu avec mon t-shirt sur les épaules. J’ai envie de tout montrer du doigt comme un rapper. Buildings et prédicateurs fous aux coins des rues, limousines aux verres…